La France est à vendre !

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ACTUALITE : Retrouvez Régis Mailhot du lundi au vendredi sur RTL

2 Rendez-vous quotidiens : 7h et 12h10

Ses chroniques en vidéo

“La marque du Mailhot” ici

 

 

 

“Faut-il ? Doit-on ?” - Le livre en vente dans toutes les bonnes librairies  !

 

Enfin, un homme se dresse et ose !

Chroniqueur vedette du Fou du Roi sur France Inter, sniper du dimanche chez Michel Drucker, Régis Mailhot est la révélation humoristique de l’année. Esprit libre, sans tabou, il pose un regard sans concession sur notre société et balance les pires vacheries en toute élégance.

 

Un spectacle à cent à l’heure, aussi décapant qu’hilarant qui laisse le trublion donner libre cours à son écriture corrosive.

 

Régis, pourquoi un rapport ?    En France, il y a cette tradition technocratique du rapport, ce spectacle c’est mon rapport Attali à moi. Au nom de la discrimination positive, je réclame à mon tour d’être un idiot inutile. J’essaie de faire l’argu de vente de notre pays, c’est surtout le prétexte pour en tirer un portrait : “La France pour les nuls”, en somme ! Je me moque de la France comme je l’aime : avec affection mais lucidité. “Le Rapport Mailhot” est-il un spectacle engagé ?    Engagé mais à la ligne ! Je revendique juste le droit à l’impertinence, la caricature, voire même la vacherie et le mauvais goût, bref au mélange des genres. Je me retrouve autant dans Hara Kiri, que Chaplin, Jeanson ou Blier. Ce que j’aime c’est secouer, bousculer les choses bien installées !
Que renferme ce rapport ?       C’est un spectacle à « tiroir » qui évolue en permanence, en fonction de l’actualité, du public et de mes envies. J’aborde des thèmes aussi variés que la géopolitique, la fable sécuritaire, l’économie casino, la vieillesse honnie, la culture psy, la bonne conscience écolo ou des sujets plus sensibles tels l’intégrisme religieux, le travail des enfants, les sans-papiers ou plus récemment l’identité nationale … Justement, peut-on rire de tout ?   Il est urgent de rire de tout à une époque où l’on ne s’amuse avec rien. Ma seule limite est de faire rire. Dès que le “rire” n’est plus là, je m’auto zappe car j’ai le sentiment de ne plus être dans mon rôle d’amuseur. On est là pour agiter des grelots, non pour donner des leçons.
Pourquoi avoir choisi un bureaucrate travaillant à l’Elysée en fil rouge du spectacle ?C’est l’histoire d’un individu ordinaire planté dans un cadre extraordinaire. Un employé de bureau à l’Elysée peut aussi avoir des problèmes de Français moyen. Je voulais trouver un cadre théâtral, enfin théâtral… je ne fais pas du théâtre subventionné, j’ai l’espoir d’avoir du monde dans ma salle… et de jouer habillé ! Et puis c’est un sport national que de remâcher sa vie de bureau ; la mienne intéresse tout le monde car elle fait la une des journaux ! Si vous n’étiez pas monté sur une scène, qu’auriez-vous fait de votre vie ?  J’aurais adoré être un trader. C’est sympa et bien payé… par l’Etat en plus ! Malheureusement, je n’ai pas eu cette chance. J’ai fait une école de commerce mais j’étais très mauvais en finance internationale. C’était un peu de l’entrisme… en fait, malgré moi j’ai fait du trotskisme à l’envers.
Qui est vraiment cet employé de bureau ? Il est tour à tour effronté, révérend, zélé, jemenfoutiste, révolté, réac, efféminé, macho… bref équivoque. D’un côté, je peux endosser mon rôle de “bouffon” ; j’égratigne les dits “puissants”, sans tabou ni vaches sacrées. De l’autre, je fais de ce personnage une synthèse de l’époque dont il est victime. Avez-vous un modèle dans la vie ?  Le seul modèle que je connaisse, c’est Carla Bruni mais je crois qu’elle est déjà prise.